Ce tutoriel est le premier d’une série de trois visant à guider le novice dans l’utilisation de la couleur dans ses créations.
Pour autant la couleur ne pouvant être résumée dans ces trois cours, ceux-ci ne représentent qu’une approche de la couleur.
Au programme de ce premier chapitre :
Les caractéristiques de la couleur | |
 |
Les caractéristiques de la couleur sont au nombre de trois :
- la teinte
- la saturation (ou intensité)
- la luminosité (ou valeur)
La teinte est ce qui est perçue en premier, c’est ce que l’on appelle communément « la couleur » : ma voiture est rouge, mon jean bleu,…
[les couleurs primaires sont le Rouge, le Jaune, et le Bleu, le noir quand à lui n’est pas une couleur puisqu’il correspond à l’absence de lumière.]
La saturation correspond à la pureté de la couleur ou encore son taux.
Ainsi plus vous réduisez la saturation d’une couleur (ou son intensité si vous préférez), et plus elle devient terne. Aussi, la réduire la saturation d’une couleur à zéro aboutie à un gris équivalent.
La luminosité est le degré de clarté d’une couleur, c'est-à-dire que l’ajout de blanc augment la luminosité d’un couleur alors que l’ajout de noir l’assombrie.
|
Le cercle chromatique | |
 |
Le cercle chromatique est l’outil de base pour comprendre l’harmonie des couleurs.
S’il ne fallait retenir qu’un seul exemple d’harmonisation des couleurs, je vous conseillerais de sortir de chez vous et de contempler la nature, car elle manie les couleurs depuis des milliers d’années sans jamais faire de faute de goût.
Le cercle chromatique fonctionne de la manière suivante :
- les trois couleurs primaires sont disposées chacune à 120° les unes des autres : le rouge, le jaune, et le bleu.
- le mélange de 2 couleurs primaire (en quantité égale), forme une couleur secondaire : Le vert, le violet, et le orange
- le mélange d’une couleur primaire et d’une couleur secondaire forme une couleur tertiaire.
- et ainsi de suite…
Plusieurs notions sont importantes ici :
- les couleurs complémentaires
- les couleurs qui s’harmonisent
- les couleurs chaudes et les couleurs froides
Les couleurs complémentaire sont les couleurs qui sont diamétralement opposées dans le cercle chromatique (ex : la couleur complémentaire du rouge est le vert).
Les couleurs qui s’harmonisent sous les couleurs voisines les unes des autres dans le cercle chromatique (ex : vert, vert-jaune, jaune, jaune-orangé, orange…).
Sur l’illustration vous pouvez noter que le cercle chromatique est « coupé » en deux zones, les couleurs chaudes d’un côté, et les couleurs froides de l’autre. Cette limite est très arbitraire car vous verrez qu’il est très difficile de dire à partir de quelle teinte un vert-jaune est chaleureux ou froid, et même chose pour le violet-rouge.
Le principe est qu’une couleur chaude a tendance à rapprocher le sujet de nous alors qu’une couleur froide aura plus tendance à l’éloigner. |
Les contrastes | |
Le contraste est également un concept important car il fourni un outil puissant pour la création graphique.
Il existe différent types de contrastes :
- le contraste de couleur en soi
- le contraste clair-obscur
- le contraste chaud-froid
- le contraste des complémentaires
- le contraste de qualité
- le contraste de quantité
- le contraste simultané
|
|
 |
Le contraste de couleur en soi est le plus simple de tous à réaliser. Il demande au moins trois couleurs de teintes très différentes. Les trois couleurs primaires forment le plus net des contrastes de couleur. |
 |
Le contraste clair-obscur fait appel à la valeur des couleurs (ou luminosité). Le plus évident est celui du noir et du blanc. Le jaune et le violet forme également un contraste clair-obscur, le jaune étant très lumineux à côté du violet très sombre. Il est possible d’atténuer ce contraste en utilisant des couleurs correspondantes à des valeurs de gris proches (voir illustration). |
 |
Le contraste chaud-froid est obtenu en associant une couleur chaude à une couleur froide. Le meilleur contraste s’obtient entre le rouge-orangé et le vert-bleu. Cependant ce contraste peut-être utilisé pour « réchauffer » une couleur, comme indiqué sur l’illustration. |
 |
Le contraste des complémentaires fait intervenir deux couleurs complémentaires qui, pour une même intensité, se renvoie la balle et forment une sorte d’harmonie, de part leurs forces égales. |
 |
Le contraste de qualité ne fait intervenir qu’une seule teinte, mais à des degrés différents de luminosité. Ainsi le jaune devient plus lumineux (certains diront « fade ») lorsque l’on lui ajoute du blanc, et devient vert (et donc plus froid) lorsque l’on y ajoute du noir. |
 |
Le contraste de quantité joue sur la différence de présence entre 2 couleurs contrastées. Ainsi une grande zone de violet accolée à une petite zone de jaune créé un contraste de quantité. Ce contraste est très subjectif car c’est la sensibilité de chacun qui orientera le contraste. |
 |
Le contraste simultané est dû à notre œil. Ce dernier, pour une couleur donnée, cherchera systématiquement sa complémentaire et la créera si besoin est. Il est d’autant plus fort que la couleur principale est lumineuse et que l’on la fixe longtemps. |
Conclusion | |
Nous voici arrivé à la fin de ce premier chapitre visant essentiellement à vous faire découvrir les caractéristiques de la couleur.
Je suis sûr que vous voyez déjà quelques perspectives intéressantes se dessiner par le biais des contrastes ou encore le fait de pouvoir jouer sur l’intensité d’une couleur.
En tout les cas j’espère que ce cours vous aura si ce n’est appris des choses, du moins intéressé.
Dans le prochain chapitre, nous feront la distinction entre la synthèse additive (RVB) et soustractive (CMJN) et nous verrons quel mode colorimétrique utiliser en fonction du type de travail à effectuer.
Références qui ont servies à la conception de ce cours :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Couleur
http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/aa/pedago/theorie/couleur/contrast/contrast.html
« Textures & Couleurs » Owen Demers Edition CampusPress |